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Imagerie quantitative des gaz : des études valident la QOGI

Imagerie quantitative des gaz : des études valident la QOGI

Actualité générale |
Par NicolasFeste



Les exploitants pétroliers et gaziers doivent détecter, quantifier et déclarer leurs émissions fugitives d’hydrocarbures dans le cadre de programmes de détection et de réparation des fuites (LDAR) et de mesure, déclaration et vérification (MRV). Teledyne FLIR met en avant un ensemble d’études indépendantes, évaluées par des pairs et soutenues par l’industrie, consacrées à l’imagerie optique quantitative des gaz (QOGI). Couvrant des rejets contrôlés en laboratoire, des essais en aveugle sur le terrain et des opérations réelles, elles éclairent ses performances et ses conditions d’emploi.

QOGI face à la méthode 21

Une étude financée par Concawe et menée au VITO, en Belgique, a comparé un premier système QOGI à la méthode 21 sur 61 rejets d’hydrocarbures contrôlés. La QOGI a détecté 100 % des fuites, avec des erreurs de quantification de -23 % à 69 % et une erreur moyenne de 6 %, contre -92 % à 667 % et 31 % en moyenne pour la méthode 21.

L’étude conclut à des estimations plus précises et plus robustes que la quantification par détecteur à sonde, en particulier avec un écart de température d’au moins 5 °C entre gaz et fond. Elle portait sur un premier système, la technologie ayant depuis évolué.

Essais en aveugle à Saragosse et au METEC

Financée par l’European Gas Research Group (GERG), une étude menée à Saragosse en conditions extérieures contrôlées, sans que les opérateurs connaissent les débits réels, a obtenu des mesures QOGI généralement dans un facteur trois des débits d’émission. Taille du rejet, fond, conditions environnementales, technique et configuration de l’opérateur influençaient les résultats, la moyenne de plusieurs mesures améliorant la précision.

Au METEC de la Colorado State University, 75 % de 357 quantifications sur 26 scénarios simulant des plateformes de puits se situaient dans un facteur trois. La précision s’améliorait par vent faible, sur fond de ciel dégagé, avec plusieurs points d’observation, des débits plus élevés et des distances de 2 à 10 mètres.

L’Alberta Methane Field Challenge

Sur environ 50 sites pétroliers et gaziers, l’Alberta Methane Field Challenge a comparé plusieurs technologies de détection et de quantification du méthane, la QOGI servant de référence. Elle a permis un dépistage rapide et un profil des émissions à l’échelle des installations, utiles à la hiérarchisation des sites et aux inventaires.

La QOGI y a affiché une erreur agrégée de 18 % et confirmé son intérêt comme outil de dépistage de première intention au sein de processus MRV intégrés.

Les bonnes pratiques conditionnent les performances

Prises ensemble, ces études montrent que la QOGI peut détecter et quantifier les fuites de méthane dans un large éventail de conditions, avec des performances solides lorsque les facteurs environnementaux sont maîtrisés et que configuration et formation des opérateurs suivent les bonnes pratiques.

Elles soulignent aussi ses atouts face aux détecteurs à sonde : visualisation des émissions, hiérarchisation des sources et quantification à grande échelle, au service des programmes LDAR, MRV et de conformité.

Pour vous qui structurez un programme LDAR ou MRV, ces études fournissent des ordres de grandeur d’incertitude utiles pour positionner la QOGI face à la méthode 21. Elles rappellent aussi que la formation des opérateurs et le choix des conditions de mesure pèsent autant que l’instrument.

Teledyne FLIR

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