Le gouvernement UK veut sauver OneWeb pour créer son propre GPS: un pari risqué…

Le gouvernement UK veut sauver OneWeb pour créer son propre GPS: un pari risqué…

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Un deal à de 500 millions de livres sterling pour une participation de 20% dans l'opérateur de satellites en difficulté OneWeb viserait à développer un système GPS, mais soulève des questions sur la technologie et la fabrication.
Par Andre Rousselot

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Le gouvernement britannique serait en pourparlers pour sauver OneWeb, l’opérateur de satellites basé à Londres qui est passé sous administration judiciaire en mars 2020.

L’accord, évalué entre 400 et 500 millions de livres sterling pour une participation de 20%, verrait le réseau satellite reformatté pour permettre la navigation parallèlement à sa capacité large bande. La société a levé 2,5 milliards de livres sterling (3 milliards de dollars) depuis 2012 mais est entrée au chapitre 11 aux États-Unis à la suite de la pandémie de Covid-19. Il compte actuellement 74 satellites en orbite basse (LEO) qui ont permis des débits de données de 400 Mbps et une latence de 32 ms.

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Cette évolution fait suite à la sortie du Royaume-Uni du système européen de navigation par satellite Galileo après avoir quitté l’Union européenne. Mais la proposition a soulevé des questions sur la façon du comment une constellation conçue pour le haut débit peut fournir les données de synchronisation pour la navigation par satellite.

Une réponse se trouve dans la récente demande adressée par OneWeb au régulateur américain pour augmenter sa constellation à 48 000 satellites en orbite terrestre basse. Cela permettrait à la constellation de fournir des liens pour l’Internet des objets (IoT), en concurrence avec la constellation proposée de 42 000 satellites LEO de SpaceX. Le réseau IoT nécessiterait des signaux de synchronisation qui pourraient être adaptés pour fournir les données pour la navigation. Un avantage serait qu’il y aurait beaucoup plus de satellites visibles pour l’acquisition des signaux, améliorant ainsi la précision.

L’un des moteurs de l’accord est la compétence de conception des ingénieurs britanniques. Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL), par exemple, a démontré des liaisons 5G en direct via des satellites terrestres en orbite basse et possède des compétences de pointe dans les systèmes de navigation et la construction de petits satellites. L’agence spatiale britannique a également mis en place un écosystème de fournisseurs autour de systèmes satellites de petite taille.

Cependant, un problème sera le rôle à jouer par OneWeb Satellites. Il s’agit d’une coentreprise entre OneWeb et Airbus avec l’installation de la première ligne de production rapide de satellites avancés à haut débit au monde en Floride. Celle-ci emploie 250 personnes et peut produire deux satellites par jour.
 

à suivre: qui pour la Fabrication des satellites?


Ce site devrait garantir la construction de la première constellation de 650 satellites et son extension à 1 980 satellites, bien qu’il existe également une ligne de production de satellites chez Airbus à Toulouse, en France (voir photo ci-dessus).

L’une des principales exigences du sauvetage sera d’amener la fabrication des satellites au Royaume-Uni. Cependant, la mise en place d’une nouvelle ligne de production sera coûteuse et prendra du temps, et le comité de restructuration pourrait ne pas soutenir une telle évolution malgré la motivation politique.

Le gouvernement britannique participe depuis longtemps au développement de OneWeb. En février 2019, le gouvernement britannique a accordé une subvention de 18 millions de livres sterling à la société OneWeb via UK Space et l’Agence spatiale européenne.

Lire aussi:

La charge photonique Optima d’Airbus s’installe dans les satellites de télécommunications

www.oneweb.world

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