Au RAISE Summit 2026, Vertiv a mis en avant les infrastructures qui alimenteront les futures usines d’IA
Lors du RAISE Summit 2026 à Paris, Vertiv a présenté sa vision des infrastructures numériques destinées à soutenir la prochaine génération de charges de travail d’intelligence artificielle. Face à l’explosion des besoins en puissance de calcul, l’entreprise a mis en avant une approche fondée sur des infrastructures physiques convergées capables d’accompagner le déploiement de pods haute densité et de futures usines d’IA à l’échelle du gigawatt.
L’IA générative et les modèles de nouvelle génération imposent en effet des exigences inédites aux centres de données. La montée en puissance des accélérateurs de calcul entraîne une hausse significative des besoins en alimentation électrique, en refroidissement et en rapidité de déploiement. Dans ce contexte, les approches traditionnelles montrent progressivement leurs limites.
Une nouvelle génération d’infrastructures pour l’ère de l’IA
Les centres de données ne sont plus seulement conçus pour héberger des serveurs. Ils deviennent de véritables plateformes industrielles dont la mission consiste à produire des capacités de calcul à grande échelle.
Cette évolution conduit les opérateurs à privilégier des architectures standardisées, reproductibles et modulaires capables de s’adapter rapidement aux nouvelles générations de processeurs et d’accélérateurs IA.
Vertiv défend une approche où les infrastructures énergétiques, thermiques et de contrôle sont pensées comme un système unique afin de garantir une meilleure efficacité opérationnelle.
Le défi de la haute densité énergétique
L’une des principales conséquences de l’essor de l’intelligence artificielle réside dans la concentration croissante de puissance informatique par baie ou par salle informatique.
Ces environnements nécessitent des solutions capables de distribuer l’énergie de manière fiable tout en maintenant des conditions thermiques optimales. La gestion du refroidissement devient ainsi aussi stratégique que la fourniture de puissance électrique.
Les infrastructures présentées par Vertiv visent à répondre à cette problématique en associant gestion énergétique et gestion thermique dans une architecture cohérente et évolutive.
Vers l’usine d’IA à l’échelle du gigawatt
La notion d’« usine d’IA » gagne du terrain dans l’industrie numérique. Elle désigne des infrastructures capables d’exécuter massivement des calculs d’apprentissage et d’inférence tout en assurant une disponibilité maximale.
Pour atteindre ces objectifs, les infrastructures doivent être conçues dès l’origine comme des systèmes intégrés capables de soutenir des niveaux de puissance qui se rapprochent progressivement de ceux observés dans certains sites industriels lourds.
Vertiv considère que cette transformation nécessite une industrialisation des méthodes de conception et de déploiement.
Une approche fondée sur l’intégration
Au cœur de la stratégie présentée figure l’intégration étroite entre les systèmes d’alimentation, de refroidissement et les services associés.
Cette convergence permet d’optimiser les performances globales du datacenter tout en réduisant la complexité opérationnelle. Les opérateurs bénéficient ainsi d’une meilleure visibilité sur leurs infrastructures et d’une capacité accrue à faire évoluer leurs installations en fonction des besoins futurs.
Cette approche répond directement à la croissance rapide des investissements liés à l’intelligence artificielle.
L’efficacité énergétique comme priorité
Les infrastructures IA représentent aujourd’hui l’un des segments les plus énergivores du numérique.
L’amélioration du rendement des systèmes électriques et thermiques devient donc essentielle afin de limiter les coûts d’exploitation et de réduire l’impact environnemental des nouvelles capacités de calcul.
Les solutions de Vertiv s’inscrivent dans cette logique en cherchant à optimiser simultanément la consommation énergétique, les performances et la rapidité de déploiement.
Pour les exploitants de centres de données et les acteurs de l’intelligence artificielle, cette présentation montre que la réussite des futures infrastructures IA dépendra de la capacité à intégrer alimentation électrique, refroidissement et exploitation dans une architecture unifiée, capable de supporter des densités de calcul toujours plus élevées tout en maîtrisant les coûts énergétiques.
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