Mesure sub-térahertz : un VNA Anritsu 220 GHz à Pretoria
La caractérisation de composants au-delà de 100 GHz exige des bancs de mesure calibrés dont peu de laboratoires disposent, ce qui contraint de nombreuses équipes à recourir à des installations étrangères. En Afrique du Sud, le Carl and Emily Fuchs Institute for Microelectronics (CEFIM) de l’Université de Pretoria a retenu l’analyseur de réseau vectoriel (VNA) large bande VectorStar 220 GHz d’Anritsu comme plateforme centrale de ce qui constitue le seul centre complet de mesure sub-térahertz (sub-THz) du continent africain. L’annonce a été faite par Anritsu EMEA le 10 septembre 2026.
Une couverture continue jusqu’à 220 GHz
Le cœur de l’installation repose sur le VNA VectorStar Broadband, qui assure une couverture fréquentielle continue jusqu’à 220 GHz. Associé à des mélangeurs harmoniques et à des capacités d’analyse de bruit calibrées, le système permet de caractériser des dispositifs hyperfréquences et millimétriques fonctionnant dans la gamme sub-THz.
Pour le CEFIM, le gain est significatif : la capacité de mesure de l’institut passe de 110 GHz à 220 GHz. Les chercheurs disposent ainsi de mesures calibrées sur une plage de fréquences nettement plus étendue, ce qui autorise une validation plus complète des conceptions de composants haute fréquence.
Des axes de recherche allant de la 6G à la radioastronomie
Le centre accompagnera un large éventail de travaux menés au sein du CEFIM, notamment sur les communications sans fil de nouvelle génération, la radioastronomie, la radiométrie de la vapeur d’eau et d’autres technologies sub-THz. Il soutiendra également la participation de l’institut à des initiatives internationales, parmi lesquelles le projet African Millimetre Telescope et le développement de récepteurs de radioastronomie de nouvelle génération.
Le professeur Tinus Stander, du CEFIM, rappelle qu’aucune installation ne permettait jusqu’ici, en Afrique du Sud, de mesurer les ondes électromagnétiques et les dispositifs à ces fréquences, un domaine de recherche encore émergent. Selon lui, le centre servira les futures communications sans fil, la radioastronomie et les applications nécessitant des mesures bien au-delà de 100 GHz.
Un accès régional à des moyens de mesure avancés
En implantant cette capacité localement, le CEFIM ouvre aux chercheurs sud-africains, et plus largement à ceux de la région, l’accès à des ressources de mesure sub-THz qui imposaient auparavant de se tourner vers des installations à l’étranger. L’enjeu dépasse donc le seul laboratoire de Pretoria et concerne l’écosystème de recherche régional en hyperfréquences.
Côté fournisseur, Marco Bordin, directeur commercial pour la région Sud d’Anritsu EMEA, souligne que les institutions de recherche ont besoin de solutions de mesure fiables lorsqu’elles repoussent les limites des technologies hyperfréquences et millimétriques, et voit dans ce projet une illustration de la confiance des universités envers Anritsu pour ce type de mesures.
Un cadre de financement national et un partenaire local
L’installation a été financée dans le cadre du National Equipment Programme de la National Research Foundation (NRF) sud-africaine. La solution Anritsu a été fournie en collaboration avec Tamashi Technology Investments, représentant agréé du constructeur en Afrique du Sud, qui assure le relais local entre le fabricant et l’université. Anritsu, dont le siège est au Japon, emploie environ 4 000 personnes et fournit depuis 130 ans des solutions de test et de mesure pour les communications, notamment dans les domaines hyperfréquences et RF.
Pour vous qui travaillez sur des composants millimétriques ou sub-THz, ce déploiement illustre l’extension des bancs VNA calibrés jusqu’à 220 GHz au service de la recherche académique. Il marque aussi l’arrivée en Afrique australe d’une capacité de mesure jusque-là absente de la région.
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