Les feux tricolores de circulation vont devenir intelligents
Un long chemin a été parcouru entre le premier feu de circulation et les systèmes de gestion automatisés actuels placés aux carrefours complexes. Les premiers années, la commande était manuelle, puis l’arrivée des commutateurs et relais a permis de mettre en place des fonctionnements programmés simple. Aujourd’hui, les feux tricolores sont contrôlés par de multiples capteurs tels que des boucles d’induction, incorporés dans la chaussée, ou des capteurs infrarouges et / ou des capteurs de proximité. Les ordinateurs intégrés qui traitent les signaux des capteurs, apportent une part d’intelligence et d’adaptabilité pour améliorer le fonctionnement des armoires de commandes.
Il est temps de passer aux feux intelligents qui vont gérer plus d’informations sur les intersections complexes pour prendre en compte des priorités. Ce sujet fait partie de l’UR: BAN, un projet de recherche conjoint en Allemagne qui vise à une meilleure gestion du trafic associée aux systèmes d’assistance au conducteur.
Ralf Kutzner de l’Institut de l’ingénierie du trafic et de la planification de l’Université technique d’infrastructure de Braunschweig décrit ce qu’est un croisement intelligent. "Tout comme les concepteurs des premiers systèmes de feux de circulation, nous sommes guidés par l’idée de rendre le trafic plus sûr et plus efficace." Pour cela, les chercheurs utilisent des outils de simulation de l’écoulement du trafic et la modélisation. Ils disposent maintenant d’un outil que leurs prédécesseurs n’avaient pas: la connectivité.
A la base, l’équipe de recherche veut que les véhicules communiquent entres eux et avec le système de contrôle des feux de circulation. Les données récupérées par le binôme voiture /infrastructure (C2X) sont introduites dans le système de gestion du flux de trafic qui utilise ces données pour produire une image instantanée des paramètres du trafic (densité, vitesse, direction, etc.). Sur la base de ces données, le flux de circulation peut être optimisé en temps réel. Mais garder un trafic fluide n’est pas seulement l’affaire des feux de circulation.
En connectant les systèmes d’aide à la conduite du conducteur, les données des véhicules peuvent être utilisées pour calculer sa vitesse optimale et éviter les freinages et accélérations inutiles. Dans le cas idéal, le système stop and start dont le but est de limiter la consommation de carburant et la pollution devient inutile. Les premiers prototypes de ces applications seront testés cette année sur une vraie intersection à Braunschweig.
Dans projet de BAN, 31 partenaires de l’industrie automobile collaborent avec des sociétés d’électronique et de logiciels aux côtés d’universités, d’instituts de recherche et d’organismes municipaux.
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