Cinq capteurs d’imagerie e2v pour une étude détaillée de la comète
La sonde Rosetta, qui a été lancée en 2004, a franchi en août dernier une étape importante de son périple en devenant le premier engin spatial à se placer en orbite autour du noyau d’une comète. Gravitant depuis autour de la comète 67p, dont elle cartographie le noyau dans les moindres détails, Rosetta a identifié en septembre le site d’atterrissage potentiel pour son atterrisseur Philae. Après avoir été largué, celui-ci est descendu en chute libre à une vitesse de moins d’un mètre par seconde avant de toucher le sol, faisant de Rosetta la première mission spatiale à se placer en orbite autour d’une comète, à l’accompagner durant sa course autour du Soleil et à poser un atterrisseur sur sa surface.
e2v n’en est pas à son coup d’essai puisque l’entreprise a déjà mis sa technologie d’imagerie au service de plus de 150 missions spatiales dont la mise à niveau du télescope spatial Hubble, le robot Curiosity envoyé sur Mars, et les missions Gaia et Kepler. Pour la mission Rosetta, e2v a fourni des capteurs d’imagerie hautes performances fabriqués sur ses sites de Chelmsford (Royaume-Uni) et de Grenoble (France) et équipant les instruments suivants de la mission :
Sonde Rosetta
· OSIRIS – la caméra d’imagerie haute résolution. Celle-ci comprend une caméra à grand champ et une caméra à champ étroit.
· NAVCAM – la caméra de navigation.
· VIRTIS (Visible and Infrared Thermal Imaging Spectrometer – Spectromètre d’imagerie thermique visible et infrarouge) – cet instrument cartographie et étudie la nature des particules solides ainsi que la température à la surface de la comète. Il identifie également les gaz, les caractéristiques physiques de la comète et a aidé à identifier le site d’atterrissage le plus approprié (les dispositifs d’e2v se trouvent dans l’élément visible de cet instrument).
Atterrisseur Philae
· ÇIVA (Comet nucleus Infrared and Visible Analyzer – Analyseur en lumière infrarouge et visible du noyau de la comète) – six microcaméras identiques réalisent des images panoramiques de la surface de la comète. Un spectromètre étudie la composition, la structure et l’albédo (réflectivité) des échantillons collectés à la surface.
· ROLIS (Rosetta Lander Imaging System – Système d’imagerie de l’atterrisseur de Rosetta ) – une caméra CCD utilisée pour réaliser des images haute résolution durant la descente de l’atterrisseur ainsi que des images panoramiques stéréo des zones échantillonnées par les autres instruments.
Marc Saunders, Président de la branche Space Imaging, a déclaré : " Il y a seulement quelques mois de cela, nous célébrions l’arrivée de Rosetta à proximité de la comète 67p et admirions les magnifiques images envoyées par nos capteurs d’imagerie équipant la caméra OSIRIS. Avec l’atterrissage de Philae sur la comète, nous avons la chance de pouvoir montrer au monde entier que nous ne sommes pas seulement capables de réaliser des images dans des environnements hostiles ; nous sommes aussi en mesure d’aider les scientifiques à analyser les caractéristiques et les conditions physiques de la comète ainsi que sa composition et sa structure. e2v est à l’avant-garde en matière d’ingénierie spatiale et nous sommes fiers de contribuer à une meilleure connaissance des origines des comètes. "
Les scientifiques attendent avec impatience de comparer les résultats de Rosetta avec les études précédemment réalisées par l’engin spatial Giotto de l’ESA et les observatoires au sol. Celles-ci avaient montré que les comètes contiennent des molécules organiques complexes, des composés riches en carbone, en hydrogène, en oxygène et en azote. Curieusement, ce sont ces mêmes éléments qui entrent dans la composition des acides nucléiques et des acides aminés, les ingrédients indispensables à la vie telle que nous la connaissons. Les comètes ont-elles joué un rôle dans l’apparition de la vie sur Terre ? Rosetta pourrait nous aider à répondre à cette question essentielle. La mission est prévue pour se terminer en décembre 2015 et Rosetta passera alors à nouveau à proximité de l’orbite terrestre, plus de 4 000 jours après le début de son aventure.
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